Observons :
L’inspecteur réfléchissait longtemps avant de conclure une enquête.
Le bandit sortit son pistolet et visa l’inspecteur.
L’inspecteur prit sa retraite et vécut encore vingt ans.
L’inspecteur guettait le bandit lorsqu’il entendit un bruit étrange.
➞ À quel temps se passe l’action ? Quels mots vous l’indiquent ? Quelles actions se passent rapidement ? Quelles actions prennent plus de temps ?
Dans quels cas conjugue-t-on à l'imparfait ? Dans quels cas conjugue-t-on au plus que parfait ?⚓
a/ Les valeurs
I/ L’imparfait
■ L’imparfait sert à désigner une habitude passée.
■ L’imparfait sert aussi à évoquer une action qui dure dans le passé.
■ L’imparfait sert également à décrire un lieu, un personnage…
■ L’imparfait sert donc à désigner une action considérée comme non achevée,ou action de second plan
II/ Le plus que parfait
Le plus-que-parfait est un temps du passé. Sa forme verbale est composée de deux éléments :
L'auxiliaire être ou avoir à l'imparfait + le participe passé du verbe
RAPPEL :
Pour vérifier si un participe passé se termine par une consonne muette, on peut le mettre au féminin. > prise : pris
Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé ne s’accorde pas avec le sujet du verbe. > Elle avait couru.
Employé avec l’auxiliaire être, le participe passé s’accorde avec le sujet du verbe. > Elle était tombée.
auxiliaire imparfait+ participe passé verbe | auxiliaire imparfait+ participe passé verbe (accord avec le sujet si emploi de être) |
|---|---|
J'avais rangé tu avais rangé il avait rangé nous avions rangé vous aviez rangé elles avaient rangé | J'étais tombé (e) tu étais tombé(e) elle était tombé(e) nous étions tombé(e)s vous étiez tombé(e)s ils étaient tombé(e)s |
(Voir les accords du participe passé)
b. Valeurs
Exprime un fait qui a lieu avant un autre fait passé : antériorité.
Il reçut le colis qu’elle lui avait envoyé.
(action 2) (action 1)
Comme tous les temps composés, il exprime une action terminée/achevée.
Il avait fait très chaud tout l’été. (c’est terminé)
Comparer : Il faisait très chaud cet été. (c’est encore vrai )
Quelles sont les conjugaisons de l'imparfait ?⚓
radical du verbe (sans infinitif) + ais, ais, ait, ions, iez, aient | |||||
|---|---|---|---|---|---|
je | dansais | ||||
tu | dansais | ||||
il /elle | dansait | ||||
nous | dansions | ||||
vous | dansiez | ||||
elles | dansaient | ||||
Quelles sont les conjugaisons au plus que parfait ?⚓
auxiliaire être ou avoir à l'imparfait + participe passé du verbe | ||||
|---|---|---|---|---|
j' | avais parlé | avais pris | étais tombé | étais allé |
tu | avait parlé | |||
il/elle | avait parlé | |||
nous | avions parlé | |||
vous | aviez parlé | |||
elles | avaient parlé | |||
Entraînement⚓
Question⚓
Faites l'exercice n°13 page 413
Solution⚓
Exercice n°13
a. Description.
b. Habitude/répétition.
c. Durée.
d. Habitude/répétition.
e. Description.
Exercice n°14
a. Le jour de ses vingt ans, Salim reçut une montre en or.
b. Quand le comédien montait sur scène, les spectateurs applaudissaient toujours.
c. Le vert de la colline se détachait sur le ciel bleu clair.
d. Les infirmières apprécièrent aussitôt ce jeune médecin.
e. Soudain, le bruit d’une sandale qui s’approchait parvint jusqu’à lui.
Exercice n°15
Il était une fois un gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu’on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait de son côté une jeune fille, mais d’une douceur et d’une bonté sans exemple ; elle tenait cela de sa mère, qui était la meilleure femme du monde.
Les noces ne furent pas plus tôt faites, que la belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur ; elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haïssables. Elle la chargea des plus viles occupations de la maison : c’était elle qui nettoyait la vaisselle et les montées, qui frottait la chambre de madame, et celles de mesdemoiselles ses filles.
Exercice n°16
a. Habitude.
b. Habitude.
c. Description.
d. Durée.
e. Action de second plan.
Entraînement⚓
Question⚓
Faites les exercices n° 1, 2, 3 et 6 page 396
Solution⚓
Page 396
Exercice n°1
Vous dansiez – elle/il/on pensait – ils/elles avaient – j’/tu étais – nous finissions – vous voyiez.
Exercice n°2
J’étais – ils avaient – tu voulais – ils/elles devaient – je faisais
– il/elle voyait – nous allions – vous disiez – tu prenais.
Exercice n°3
Ils faiblissaient – nous entendions – elles prenaient – tu jouais – vous grandissiez – nous criions – tu bougeais – elles riaient.
Exercice n°4
Il mettait – nous connaissions – je voyais – ils buvaient – tu venais.
Exercice n°5
Il se taisait – vous attendiez – ils terminaient.
Exercice n°6
a. Nous attendions mon chien.
b. Où ils étaient, ils ne te voyaient pas.
c. Nous mangions un pain avec ma soeur.
d. Vous commenciez à me dire ce que nous devions faire.
e. Elles appréciaient beaucoup ce charmant garçon.
Exercice n°7
a. (Je/tu) dansais.
b. (Vous) faisiez.
c. (Il/elle/on) vivait.
d. (Il/elle/on) allait.
e. (Nous) mangions.
f. (Vous) veniez.
Approfondissement
Question⚓
Faites l'es exercices n°8 et 9 page 397
Solution⚓
Exercice n°8
Je clignais – Paul plaçait – nous cueillions – vous rougissiez – nous étudiions – ils saluaient – tu berçais – je croyais.
Exercice n°9
Il paraissait tout aussi ému de me voir, moi qui ne ressemblaispas à mon père. Il me scrutait, me dévisageait, comme je le faisais, à la dérobée.
Evaluation
Question⚓
Faites les exercices n°10 et 11
Exercice n°10 page 397
Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, mont....... jusqu’à l’entresol, au milieu d’une complication d’ornements, chargés de dorures. Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroul...................... l’enseigne : Au Bonheur des Dames. Puis, les vitrines s’enfon...................., long..................... la rue de la Michodière et la rue Neuve-Saint-Augustin, où elles occup............................ outre la maison d’angle, quatre autres maisons, deux à gauche, deux à droite, achetées et aménagées récemment. C’ét.............. un développement qui lui sembl................sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les étalages du rez-de-chaussée et les glaces sans tain de l’entresol, derrière lesquelles on vo........... toute la vie intérieure des comptoirs. En haut, une demoiselle, habillée de soie, tail............. un crayon, pendant que, près d’elle, deux autres dépl.................... des manteaux de velours.
Solution⚓
Exercice n°10 (10 points)
Dans le pan coupé donnant sur la place Gaillon, la haute porte, toute en glace, montait jusqu’à l’entresol, au milieu d’une complication d’ornements, chargés de dorures. Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l’enseigne : Au Bonheur des Dames. Puis, les vitrines s’enfonçaient, longeaient la rue de la Michodière et la rue Neuve-Saint-Augustin, où elles occupaient, outre la maison d’angle, quatre autres maisons, deux à gauche, deux à droite, achetées et aménagées récemment. C’était un développement qui lui semblait sans fin, dans la fuite de la perspective, avec les étalages du rez-de-chaussée et les glaces sans tain de l’entresol, derrière lesquelles on voyait toute la vie intérieure des comptoirs. En haut, une demoiselle, habillée de soie, taillait un crayon, pendant que, près d’elle, deux autres dépliaient des manteaux de velours.
Exercice n°11 ( 8 points)
Nous croyions – vous cuisiez – ils créaient – nous craignions – nous confiions – tu croissais – ils jugeaient – il savait.